Parties le 24 février du Pays basque, elles sont 435 à avoir pris la route direction le sud, cap sur le désert marocain. 10 jours, 3 750 km et près de 1 000 participants : la 3eédition du Twing Raid, disputée du 24 février au 5 mars, confirme son statut d’odyssée mécanique et humaine hors norme.
Une semaine après le grand départ, le convoi a entamé sa 7e journée entre l’Erg Chebbi et Taghbalt, au terme de la dernière grande étape 100 % désert. Un moment charnière pour les équipages, qui ont dû affronter l’un des chapitres les plus exigeants de l’aventure.







7e journée : 291 km pour conclure le grand chapitre saharien
Au programme de cette étape décisive : 291 km de sable, de navigation et de longues pistes désertiques. Une journée technique, où la gestion du terrain et la précision des trajectoires ont fait la différence.
Après plusieurs jours passés autour de l’Erg Chebbi, les équipages ont mis le cap sur Taghbalt, tournant la page du “gros morceau” saharien. Sable mou, pistes rocailleuses, plateaux arides : rien n’aura été monotone. En l’espace d’une journée, les décors se sont succédé à un rythme effréné. Dunes dorées à l’aube, reliefs abrupts l’après-midi, étendues désertiques à perte de vue… Le rallye se vit comme un film en mouvement permanent.






Le désert impose sa loi
Dès les premières heures, le ton est donné. Tempête de sable au petit matin : vent soutenu, visibilité réduite, poussière omniprésente. Dans un décor presque irréel, les petites citadines avancent à l’aveugle, phares allumés, pilotes concentrés. Le désert rappelle qu’ici, c’est lui qui commande.
Au Belvédère d’Ito, les participants découvrent un panorama spectaculaire sur les reliefs marocains avant de croiser, au détour d’une piste balayée par le vent, quelques dromadaires indifférents au passage du convoi. Malgré une visibilité parfois quasi nulle, la magie du désert opère.
Entre patrimoine et paysages grandioses
Le Twing Raid ne se résume pas à un défi mécanique. Il traverse aussi l’histoire et le patrimoine marocains. Passage sous la porte mythique de Rissani, détour par le canyon du Ziz, route taillée dans la roche, suspendue entre ciel et désert : les Twingo évoluent dans un décor de carte postale.
Le convoi s’est également arrêté à l’Escalier Céleste, spot iconique planté au milieu de nulle part, et au MONKEY Park dans les gorges du Ziz, où les équipages ont salué l’incontournable Moha. Car au-delà des kilomètres parcourus, ce sont les rencontres qui marquent durablement les esprits.
À l’approche d’Aït Ayach, le décor change radicalement. Le réveil se fait face aux sommets de l’Atlas, parfois enneigés. La route grimpe, la neige apparaît en toile de fond, mais les citadines continuent d’avancer. Deux mondes, une même route : celle qui relie les Twing Raiders aux habitants croisés tout au long du parcours.
Les mécaniciens, héros de l’ombre
Chaque soir, sous les tentes, un autre ballet commence. Les mécaniciens s’activent, loin des projecteurs. Ils réparent, ajustent, remplacent, redonnent vie à des voitures malmenées par le sable et les pistes. Sans leur expertise, pas de départ à l’aube suivante. Leur travail, discret mais crucial, permet aux équipages de poursuivre l’aventure jour après jour.
Cap sur Marrakech
Après l’intensité du désert, changement total d’ambiance pour la dernière étape reliant Taghbalt à Marrakech, dans la région de Marrakech-Safi. Au programme : l’une des plus belles routes du pays, avec un passage par Tazarine, le ksar d’Aït Ben Haddou et le col du Tizi n’Tichka.
L’arrivée est prévue dans la ville ocre, où les participants poseront leurs valises dans deux établissements privatisés pour l’occasion : le Barcelo Palmeraie Oasis Resort et le Pickalbatros Hôtel du Golf. Deux nuits pour souffler, partager les souvenirs et célébrer la fin de l’aventure lors d’une soirée de clôture dans la Palmeraie.
Jeudi, retour vers l’Europe via Tanger Med, en longeant l’axe autoroutier passant à hauteur de Casablanca et Kénitra, avant l’embarquement prévu en soirée.












Un rallye solidaire au cœur du Maroc
Si l’épreuve impressionne par son ampleur, elle se distingue aussi par son engagement. Chaque équipage remet au départ 10 kilos de denrées alimentaires et de produits d’hygiène collectés avec l’appui des Les Restos du Cœur, destinés à soutenir des associations locales.
Sur place, les participants distribuent également des kits scolaires complets dans plusieurs écoles primaires isolées, permettant d’améliorer les conditions d’apprentissage de plus de 450 élèves.
Au fil des kilomètres, le Twing Raid s’affirme ainsi comme bien plus qu’un simple rallye amateur. Il incarne une aventure collective où solidarité, dépassement de soi et esprit d’équipe transforment une citadine mythique en véritable exploratrice du désert. 435 Twingo, des milliers de kilomètres et une certitude : pour ses participants, cette traversée du Maroc restera gravée dans les mémoires.
Crédit photos : Twing Raid