Les 48h Automobiles Européennes de Troyes ont confirmé leur place parmi les rendez-vous incontournables des amateurs de véhicules anciens. Les ventes organisées les 11, 12 et 13 septembre 2026 par Boisseau/Pomez-Ivoire Troyes ont dépassé le million d’euros, avec plusieurs automobiles de collection adjugées à des prix particulièrement élevés.
Le week-end s’est achevé sur un bilan spectaculaire pour Boisseau/Pomez-Ivoire Troyes. Partenaire depuis 40 ans des 48h Automobiles Européennes de Troyes, la maison de ventes a réalisé 1 035 089 € de ventes en trois vacations, consacrées successivement à l’automobilia, aux motos et cyclomoteurs, puis aux automobiles de collection.
Installées dans le cadre du Château de Menois, dans l’Aube, les automobiles étaient présentées comme lors d’un véritable concours d’élégance. Entre 10.000 et 15.000 visiteurs ont fait le déplacement pour découvrir les véhicules et assister aux enchères. Au terme de la vente, 81,5 % des lots automobiles avaient trouvé preneur.

La meilleure adjudication du week-end revient à une Ferrari 208 GTB par Pininfarina de 1981, vendue 80.500 euros. Un résultat qui place le coupé italien au sommet de cette édition des 48h Automobiles Européennes de Troyes.
D’autres modèles emblématiques ont également suscité une forte concurrence. La Chevrolet Corvette Cabriolet V8 283ci de 1959, estimée entre 40.000 et 60.000 euros, a finalement atteint 75.900 euros. Elle a été emportée par un collectionneur qui avait spécialement fait le déplacement.
Autre performance remarquée, celle de la Jaguar Type E V12 Cabriolet de 1975, adjugée 73.600 euros, pulvérisant ainsi les attentes autour de sa cote.
Les Ferrari ont, elles aussi, largement animé les enchères. Une Dino 308 GT4 Coupé 2+2 de 1975, dans une livrée jaune, a pratiquement doublé son estimation pour atteindre 48.875 euros. Une Ferrari 308 GTS par Pininfarina de 1979 a, de son côté, changé de mains pour 58.650 euros.


73 600 €

« C’est la plus belle vente d’automobiles anciennes réalisée par notre maison de vente », estime Geoffroy Boisseau, commissaire-priseur de Boisseau/Pomez-Ivoire Troyes.
Cette édition intervient alors que la maison troyenne vient de lancer Patrimoine Moteurs, un nouveau département consacré à l’automobilia ainsi qu’aux véhicules automobiles et motos de collection. Trois experts accompagnent désormais ce département, qui dispose également d’un nouvel espace de stockage situé rue de la Paix, à Troyes.
L’automobilia atteint 177 259 €
Le week-end avait débuté le 11 septembre avec une vente consacrée à l’automobilia, réunissant notamment une collection de plaques émaillées, de pompes à essence et de bidons d’huile appartenant à Jean-Max Drujon. La vacation a totalisé 177 259 €, avec un résultat particulièrement remarquable : 100 % des lots ont été vendus, pour un montant qui atteint trois fois l’estimation basse annoncée.
Parmi les adjudications notables figuraient une pompe à essence Satam type MO4 datant des environs de 1940, vendue 3 596 euros, une plaque émaillée « Citroën Agence » adjugée au même prix et une grande plaque double-face « Berliet Automobiles », partie à 2 976 euros.



Les motos de collection dépassent les 100 000 €
La deuxième journée, le 12 septembre, était consacrée aux motos et cyclomoteurs de collection. Là encore, les acheteurs ont répondu présents puisque la vente a généré 107 490 €. Sur les 46 lots présentés, 44 ont été vendus, soit un taux de réussite de 95,6 %.
La meilleure adjudication revient à une Kawasaki 750 H2 A Mach IV d’environ 1974, vendue 20 330 €. Une Aprilia 250 RS des environs de 2000 a atteint 10 522 €, tandis qu’une Triumph Rocket 3 de 2009 a été adjugée 7 475 €. Plus ancienne, une Dresch 500 Monobloc datant des environs de 1930 a trouvé preneur à 6 900 €.




Trois jours qui confirment l’intérêt pour les véhicules de collection Avec plus d’un million d’euros d’adjudications cumulées, les 48h Automobiles Européennes de Troyes 2026 auront offert un panorama particulièrement large du marché des véhicules et objets liés à l’histoire automobile. Des Ferrari et Jaguar aux motos anciennes, en passant par les plaques publicitaires et les pompes à essence, les résultats montrent surtout que les pièces de collection bien présentées et susceptibles de séduire les passionnés continuent de susciter une forte concurrence aux enchères. À Troyes, la maison Boisseau/Pomez-Ivoire entend désormais capitaliser sur cette dynamique avec son nouveau département Patrimoine Moteurs, alors que l’automobile de collection occupe une place croissante dans son activité.