Citroën DS : 70 ans d’audace célébrés en couleurs à Epoqu’Auto

En 2025, la Citroën DS souffle ses 70 bougies. Une icône intemporelle qui, depuis son apparition au Salon de Paris en 1955, a marqué l’histoire de l’automobile par son design futuriste, ses innovations technologiques et son aura presque mythique. Pour fêter cet anniversaire, le salon Epoqu’Auto à Lyon a choisi d’offrir un hommage inédit : un plateau haut en couleurs, loin des traditionnelles DS gris métal ou noires officielles.

Avec le soutien de l’Amicale Citroën & DS France (fédérant 50 clubs sous la présidence d’Alain Thuret), Epoqu’Auto propose une rétrospective singulière. Ici, pas question de mettre en avant les versions protocolaires qui ont transporté ministres et chefs d’État, mais de révéler la palette chromatique insoupçonnée d’un modèle qui a su se décliner en mille nuances.

Onze DS de série sont ainsi réunies, couvrant les trois grandes phases de production, surnommées par les passionnés « premier nez », « deuxième nez » et « troisième nez ». Parmi elles, des teintes aussi rares qu’évocatrices : vert printemps, jaune jonquille, beige antillais, bleu nuage, orange capucine, bordeaux profond, bleu Monte-Carlo, vert Jura, rouge Masséna ou encore bleu Delta. Une manière d’explorer la DS comme témoin d’une époque où l’automobile devenait aussi un terrain d’expression artistique et stylistique.

Au-delà de cette mosaïque colorée, deux véhicules hors du commun complètent l’exposition. La première est la DS 21 Pallas personnelle du Général de Gaulle. Longtemps oubliée dans un état d’épave, elle renaît après une restauration méticuleuse et sera présentée pour la première fois dans un salon. La seconde est tout aussi rare : l’ID Michelin « Analytique », véritable laboratoire roulant conçu par le manufacturier clermontois, également dévoilée au public après une restauration intégrale.

Ces deux modèles incarnent à la fois l’histoire politique, industrielle et technologique de la DS, confirmant son rôle de témoin privilégié des grandes heures françaises.

Quand la DS rencontre la haute couture

Epoqu’Auto ne se contente pas d’exposer des voitures : le plateau prend des allures de défilé. À chaque DS correspond une robe haute couture imaginée par le créateur lyonnais Nicolas Fafiotte, dans la même teinte que la carrosserie. Ce dialogue entre patrimoine automobile et savoir-faire textile lyonnais confère à l’exposition une dimension artistique et poétique, où la DS se fait muse et la mode complice.

En réunissant ces modèles emblématiques, Epoqu’Auto met en lumière une facette méconnue de la DS : son audace chromatique. Loin des clichés, ce plateau rappelle que la « déesse » n’était pas seulement une prouesse technique et stylistique, mais aussi un objet du quotidien, décliné en couleurs vives et populaires, ancrées dans l’imaginaire collectif.

En 1955, elle fascine par son design futuriste et ses innovations. En 2025, elle continue de séduire par son intemporalité et son pouvoir d’évocation. Une preuve que, soixante-dix ans après sa naissance, la Citroën DS reste bien plus qu’une voiture : une légende française.