Le dimanche 14 septembre 2025, le château de Saint-Priest (69) ouvrait ses allées à un rassemblement d’automobiles anciennes, de prestige et de sportives, organisé par les automobilistes lyonnais. Quelques dizaines de véhicules, allant des classiques aux modèles récents, ont répondu à l’appel, offrant aux passionnés un aperçu de belles mécaniques.
Le cadre est indéniablement enchanteur. Les allées bordées d’arbustes taillés et l’architecture raffinée du château offrent un écrin parfait pour admirer des mécaniques d’exception.









Un éventail de modèles entre nostalgie et modernité
Le rassemblement de Saint-Priest a offert aux passionnés une véritable promenade dans l’histoire de l’automobile. Côté véhicules anciens, les amateurs de belles mécaniques ont pu admirer des icônes françaises qui ont marqué leur époque. La 2CV, symbole de la simplicité et de la convivialité, côtoyait la 4CV, qui incarne l’après-guerre et les débuts de la motorisation de masse en France. La Renault 5 Turbo, au design compact et à la motorisation sportive, a suscité l’admiration des amateurs de sensations fortes. Les classiques comme l’Austin Mini, aux lignes rondes et au charme intemporel, et la Renault 4L, fidèle compagne des familles et étudiants des années 60 et 70, complétaient l’exposition. Les collectionneurs n’ont pas manqué de s’attarder devant la Mercedes 190 SL, élégante et luxueuse, véritable symbole du raffinement européen de l’époque.
Les voitures de prestige n’étaient pas en reste : des Ferrari aux lignes sculpturales, jusqu’à une McLaren moderne, ont démontré que la passion automobile peut aussi rimer avec performances et sensations. Ces modèles ont particulièrement capté l’attention des collectionneurs.
Enfin, les youngtimers, souvent plus abordables mais tout aussi fascinants pour les connaisseurs, étaient représentés par des Renault 21, rappelant les années 80 et 90, entre design sobre et mécanique fiable. Ce mélange de générations a permis aux visiteurs de voyager à travers plus d’un siècle d’histoire automobile en quelques dizaines de mètres.

















Des couacs logistiques et météorologiques
Mais dès l’arrivée, les automobilistes ont été confrontés à un premier obstacle : l’absence de fléchage vers le site et une route barrée menant directement au parking ont semé la confusion, même les GPS ont semblé dépassés, plongeant certains dans un véritable labyrinthe urbain.
Sur place, l’organisation a également déçu. Aucune buvette n’était disponible, le bar du château étant fermé, un manque particulièrement regretté pour les habitués des rassemblements qui apprécient de partager un café entre passionnés. La météo n’a pas arrangé les choses : la pluie, présente dès le matin, a forcé plusieurs visiteurs à écourter leur visite.
Malgré ces aléas, les passionnés ont pu profiter d’un panorama varié de véhicules, entre modèles de collection et sportives modernes, qui ont su captiver l’attention et offrir quelques beaux instants d’admiration mécanique.
Cette édition 2025 du rassemblement automobile de Saint-Priest laisse toutefois un sentiment de « belle occasion manquée ». Avec une logistique mieux pensée et quelques aménagements simples, ce lieu d’exception aurait pu pleinement mettre en valeur la passion automobile dans un cadre à la hauteur de sa réputation.