Epoqu’Auto 2025 : le patrimoine lyonnais et les innovations d’hier à l’honneur

Le salon Epoqu’Auto, rendez-vous incontournable des passionnés de véhicules anciens, revient en 2025 avec deux expositions phares qui plongent le visiteur au cœur de l’histoire industrielle lyonnaise. Entre mémoire des marques disparues et audace des énergies alternatives, l’événement met en lumière un patrimoine aussi riche que méconnu.

Les marques lyonnaises disparues, témoins d’un âge d’or

À l’aube du XXe siècle, Lyon fut un véritable laboratoire automobile. De 1896 à 1947, plus d’une centaine de constructeurs se lancent dans l’aventure, portée par le dynamisme de l’industrie mécanique locale. Si Berliet a marqué durablement le secteur du poids lourd, d’autres noms comme Rochet Schneider, Cottin Desgouttes, La Buire ou encore Vemorel témoignent d’un âge d’or oublié.

Epoqu’Auto 2025 ressuscite cette effervescence avec un plateau réunissant une vingtaine de modèles emblématiques. Parmi les véhicules exposés : le vis-à-vis Audibert & Lavirotte de 1898, doyenne du salon, ou encore le torpédo Philos de 1913, apprécié à la fois en compétition et par l’armée française.

De la berline Rochet Schneider de 1909 au cabriolet Berliet de 1935, sans oublier le surprenant Solyto trois roues New Map de 1947, ce parcours retrace un demi-siècle d’audace et de créativité lyonnaise. Nouveauté de cette édition : les visiteurs pourront profiter, sur ce plateau, de visites guidées assurées par les 3A Historiques, pour plonger encore plus profondément dans ce patrimoine automobile.

La Fondation Berliet et les énergies alternatives

Partenaire historique du salon, la Fondation Berliet rappelle que les alternatives à l’essence ne sont pas nées de la crise énergétique contemporaine. Dès le début du XXe siècle, vapeur, électricité et gazogène tentaient déjà de rivaliser avec l’or noir.

Le plateau présenté cette année illustre cette quête d’innovation avec 6 véhicules rares : un camion à vapeur Purrey de 1909, un fourgon mortuaire électrique de 1924, ou encore un camion Sovel électrique de 1951, produit entre Saint-Étienne et Villeurbanne.

Plus récents, le Berliet VDANG de 1938, fonctionnant au gazogène, et le Renault VIR 310 de 1980, développé sur châssis Berliet, rappellent que les réflexions sur l’avenir énergétique du transport ne datent pas d’aujourd’hui.

En réunissant ce double plateau, Epoqu’Auto 2025 propose plus qu’une exposition de voitures anciennes : une véritable plongée dans l’aventure industrielle lyonnaise, entre créativité disparue et innovations visionnaires. Un rendez-vous qui séduira autant les passionnés de mécanique que les curieux désireux de comprendre comment l’histoire éclaire les défis du présent.