Renault dévoilera ses collections en 2027 dans un lieu d’un genre nouveau 

C’est une promesse faite à la mémoire, à l’innovation et au grand public. À l’horizon 2027, Renault ouvrira à Flins, en région parisienne, un lieu spectaculaire dédié à son patrimoine industriel, artistique et technologique. Véritable cathédrale de la mémoire automobile, ce nouveau site, inédit dans son ambition et son envergure, réunira les collections historiques du constructeur français : véhicules emblématiques, œuvres d’art, archives et expériences immersives.

Installé sur le site emblématique de Flins, où plus de 18 millions de véhicules ont été produits depuis 1952, ce nouveau bâtiment ne sera pas un musée figé, mais un espace vivant de transmission et d’échange. « Notre héritage industriel et culturel reste d’une pertinence incroyable. Il inspire nos équipes au quotidien pour imaginer le futur de la mobilité », explique Fabrice Cambolive, CEO de la marque Renault. Conçu comme une expérience accessible à tous, le lieu proposera expositions, visites thématiques, ateliers de restauration et même une odyssée immersive en réalité virtuelle retraçant l’histoire de Renault au prisme de l’évolution de la société française.

L’entrée dans ce bâtiment imaginé par l’architecte Jacob Celnikier s’annonce spectaculaire. En façade, une succession d’ouvertures en escalier laisse entrevoir l’ampleur de la collection. À l’intérieur, un vaste espace événementiel de 2 800 m² est adossé à un mur automobile impressionnant : des centaines de véhicules alignés sur palettiers, comme suspendus dans les airs. Ce « spectacle unique au monde », selon les mots d’Arnaud Belloni, directeur de la marque Renault, fera écho à une histoire populaire qui résonne dans la mémoire collective.

Depuis la Type A de 1898 jusqu’aux concept-cars les plus récents, les visiteurs pourront découvrir des pièces rares et restaurées avec soin. Plus de la moitié des véhicules de la collection sont encore roulants, fruit du travail méticuleux d’une équipe de techniciens dédiée. À travers eux, c’est toute une fresque de l’histoire industrielle française qui se déploie : la 4L, la R5, la Dauphine ou encore la Clio traversent les époques et les souvenirs d’enfance.

Mais Renault ne se contente pas de restaurer : il partage. Une vente aux enchères de doublons organisée en décembre 2025 par Artcurial permettra au public de s’approprier une part de ce patrimoine vivant.

Dès les années 1930, Renault a été précurseur en matière de mécénat artistique. Aujourd’hui, l’entreprise affirme plus que jamais sa volonté de croiser les mondes de l’art et de l’industrie. À travers le Fonds Renault pour l’Art et la Culture, le constructeur expose plusieurs centaines d’œuvres, de Robert Doisneau à Jean Dubuffet, en passant par Arman, Vasarely et Erró.

La volonté est claire : tisser un lien entre le passé et la création contemporaine. Le street art, considéré comme le prolongement moderne des engagements artistiques de la marque dans les années 1960, occupe désormais une place centrale. « Le lien entre nos valeurs populaires et l’art de rue est important », rappelle Catherine Gros, vice-présidente en charge du mécénat chez Renault.

Preuve de cet engagement artistique, le site de Flins abrite depuis peu une résidence d’artistes baptisée L’Art Factory. Installée dans un ancien bâtiment de peinture de véhicules, elle offre un espace de création de 3 200 m² à des artistes urbains. Le lieu a déjà vu naître plusieurs œuvres majeures, dont Ready-made 1935-2025 de Gérard Zlotykamien, réalisée sur un bus Renault de 1937. Plusieurs résidences seront organisées chaque année, en collaboration avec les commissaires Jean Faucheur et Gaël Lefeuvre.

Pensé comme un pont entre la ville et l’usine, entre le passé et le futur, le nouveau bâtiment s’érige en manifeste architectural et mémoriel. Il incarne la volonté de Renault de faire de son patrimoine un levier de création, d’émotion et d’inspiration. « Ce qui attend les visiteurs est tout simplement saisissant », assure Arnaud Belloni. De la voiture à l’œuvre d’art, du document d’archive à l’expérience numérique, c’est tout un pan de l’histoire industrielle et culturelle française qui s’apprête à s’ouvrir au plus grand nombre.

Rendez-vous en 2027 pour un voyage à travers 125 ans d’innovation, de design, de passion… et d’humanité.